Tu dors et j’ai les yeux ouverts sur le vide, les pupilles dévorées par la nuit sombre, je ne distingue rien. Je voudrais que ton souffle soit aussi régulier que les vagues qui viennent s’échouer au bord de nous. Elles, ne meurent pas en silence. J’aimerais te dire, te réveiller, te murmurer que bientôt, le soleil d’or te réchauffera à nouveau, réchauffera nos deux corps en lambeaux. Mais le soleil dort et mes yeux comme deux billes sombres cherchent la lune absente de la pénombre, la lisière brulante d’un horizon trop vite éteint. L’écume blanche des vagues esquintées me murmure de douloureux secret, et caresse tes cheveux, éparses, dans le sable humide. Je revois le bateau, et puis le quai, tes départs, les miens, nos voyages et nos aventures qu’on imaginait sans fin. La chaleur, le vacillement de l’air condensé au milieu de la route oubliée, au dessus du goudron noir. Un mirage, tout semblait danser. Dans l’herbe brulée je t’ai prise, je t’enlevais à tout, je t’enlevais tout et tu riais, si fort. Au bord de l’eau noire sous un ciel obscure, je te serre et tu es glacée, le soleil est mort, la nuit me bouscule, à jamais arrêtée.
(Tu m’appelais mon loup, si seulement t’avais su.)
tu sais ce que j'en pense. p
RépondreSupprimertes putains de mots criants de vérité qui poignardent; ça donne juste envie d'être prise par toi sur l'herbe brulée,et d'mourir en silence sous tes coups,
RépondreSupprimerplaisir,destruction