lundi 13 septembre 2010


C'est beau une ville la nuit
Les lumières jaunes sur les trottoirs gris
C'est beau une ville la nuit
Les poivrots qui déambulent
les jolies filles aux pas presses
Tous les défonces deglingues
Et les yeux noirs de la brune
inconnue qui me transperce
Et que joublie
C'est beau une ville la nuit
Et même le matin
Moi jsuis un citadin
Et je ne connais que cela
l'air glacé et froid
de grandes respirations
Ces matins ciel opales
Dans des rues sans couleurs
Jinvente un pseudo poème
valant un clou et un poulet élevé en liberté
enfin peut être pas autant
Qui sait


Cest beau une ville la nuit
Et saoul je divague
Des milliers de passants
Depuis des lustres des annees
Sont passes
Ici et la
Exactement ou je suis
Exactement ou tu seras
Ah
C'est beau une ville la nuit
Mais
soudain
La mélancolie des faubourgs revient
Et les fantômes désosses des passants jadis passés viennent me hanter
si tu sais ce qu'ils sont devenus
Toi linconnue aux yeux brillant
Dans un souffle doux dis le moi
Dis le moi
C'est beau une ville la nuit
C'est plein de secrets







Sous mon bras lors dune soirée brulée dans la nuit toujours noire
déambulant dans les rues tu verras toi comme cedt beau une ville
la nuit, les lumières jaunes sur le trottoir gris et ta bouche rouge
qui se rapproche a toute berzingue

mercredi 1 septembre 2010

all work and no play makes jack a dull boy


Thursday august 6




Même mélancolie fauve aux rebords de ma fenêtre
J'aurais beau être là, ce jour la, au bon endroit, au bon moment,
Sur un quai de gare sale, une journée d'été pesante et belle,
J'aurais beau être là, te sourire, t'attendre, te serrer,
J'aurais beau venir, j'aurais beau être beau et mourir
Toujours la part d'ombre
La terre qui m'enterre
Tout y sera
Tout
Toi
Moi
Ta bouche suave et belle
Dans Paris mal aimée
Les clodos et vendeurs de babioles
Les femmes autres
Les autres
T'auras beau être là
J'aurais beau sourire et chasser
Toujours la part d'ombre
La terre qui m'enterre
Comment c'est possible
Toi faire ça
Toi



mardi 31 août 2010

Idéal.




Nous savourons notre pauvre ration de tabac sur les marches grises et froides d'une place sans nom, ivre de parcourir ces grandes rues pavés où les autos déboulent avec délire.
C'est décidé et depuis longtemps déjà, ma vie ne sera qu'un long voyage, un long périple dirigé vers cet ailleurs inconstant. Et qu'importe les heures d'assiettes creuses, les abris de fortune et l'inconfort parfois pesant,
Moi ma vie j'veux que ce soit un poème.



lundi 30 août 2010

Exposition du monstre


Anéantissement.
Et j'essuie mes yeux avec la manche de ma chemise
Sanglots de l'intérieur de moi, sanglots jaillissants
Explosion
Flots de sanglots d'un cassé de l'intérieur

Exposition du monstre dans une vitrine que les gens viennent visiter en mangeant des cacahuètes pour pachydermes
Venez voir
Venez nourrir votre faim rampante et énorme
Votre fascination morbide
Le zoo de Vincennes
Ils se collent a la vitre sale pour mieux voir l'homme- pardon le monstre
Dans le noir et cassé ses sanglots résonnent
Il parait que sa mère le visite parfois
Elle vient avec ses lunettes noires mais sans son sourire d'autrefois
Elle dit
Libérez mon fils libérez-le
Et c'est tout ce qu'elle souhaite de son cœur décousu de nouvelle vieille femme
Laissez mon fils laissez-le
-Ce n'est pas votre fils disent les voix rauques c'est un monstre vous êtes folle madame les monstres n'ont pas de mères.
Et le point était mis
( libérez-le !)
Et c'est vrai qu'elle est folle
Le monstre recroquevillé part en poussière après avoir bien servi :
Des petites filles en tresses aux tee shirt roses et aux cornets dégoulinant, des quinquagénaires en casquette short et chemise grise, à leurs épaules en bandoulière l'appareil photo au zoom puissant mais rayé, des familles entières, des trains entiers, des halls de gare, venus du monde et d'ailleurs pour voir le monstre, et toujours sa mère dont il avait oublié les traits
Elle vient avec ses lunettes noires,mais sans son sourire d'autrefois
David dit qu'il a disparut
Elle visite le monstre, inlassable, les matins vaporeux, invisible fantôme vieillissant
Elle prend le bus vert et ne s'assoit pas
Regarde Paris qui change sans arrêt, de ses yeux fatigués, elle se rappelle.
Toute une vie dans ces rues éphémères,elle hésite,a du mal a se souvenir
A 7 ans qu'on l'a emmenée dans la plus belle ville du monde, soit disant,
La plus belle ville du monde, la plus belle ville du monde, la plus belle ville du monde Et l'hiver était froid
Et les pulls de sa mère grattaient,
Elle préférait les rues camels et sables de son enfance,
Mais son enfance était loin,et voilà son arrêt.
Elle me dit des choses d'une voix tremblante
M'appelle son amour, son extra terrestre
Elle pose des fleurs et elle s'en va, comme elle est venue
Nos souvenirs se confondent

vendredi 27 août 2010

analyse

"-pour commencer j’aime bien le fait qu’il y ait vraiment très peu de ponctuation, voire pas du tout, les vers se déroulent, c’est fluide, spontané mais travaillé, on est pas gênés par des monceaux de virgules ou autres qui nous obligent à marquer un temps d’arrêt, du coup ça facilite vachement la lecture que ce soit à l’oral ou dans la tête. au premier abord ça peut paraître chaud de garder le fil, surtout que t’as quand même tendance à écrire comme si tu parlais donc c’est un style plutôt oratoire, on sait pas vraiment où s’arrêter ce qui fait qu’on est bien obligés de le lire plusieurs fois de suite pour bien s’imprégner de chaque terme, visualiser chaque image et faire le lien entre eux, au début on est séduits par la forme puis à force d’insister on adhère au fond, au final le fait qu’il soit un peu «décousu » en fait tout l’intérêt, je trouve ça beaucoup plus intéressant de lire des choses un peu moins classiques qui suivent pas une structure prédéfinie, ça sort de l’ordinaire, ça te ressemble, quoi

-l’absence de rimes aussi, ça me fait beaucoup penser à Prévert, c’est nettement moins scolaire je trouve, moins conformiste, moins soporifique aussi.

-les anaphores « trois fois ils frappent sur la porte bleue de mon sommeil, dans ce miroir… » qui font un peu comme un refrain, en fait ton poème me fait penser à tes chansons, on pourrait carrément le mettre sur de la musique

-je sais pas comment on peut appeler ça, le fait que tu finisses un vers sur un groupe de mots et que tu le reprennes au début du suivant « la vie était. la vie n’était pas un problème » dans une tournure négative, en fait c’est-ce que j’ai tout de suite préféré, ça donne un rythme spécial, c’est comme si tu faisais une boucle entre les deux idées même si elles sont opposées, ça rompt pas la continuité du flot, malgré le point (je sais pas si tu me suis?)

-les répétitions « il n’y a pas il n’y a pas » « et là, et là » « et que, et que » qui ont surtout un intérêt oratoire, je trouve que ça fait un peu chanter les vers, encore une fois ça me rappelle tes chansons, y’a indéniablement une musicalité due surtout à la fluidité mais surtout à ces figures d’insistance, répétitions, anaphores etc.

sinon le mètre est assez constant (quatre pieds si je sais encore compter) même si ça part un peu en cacahuète vers la fin, ça ordonne un peu le tout, je pense que si c’étaient que des vers impairs on perdrait vraiment le fil du texte mais grâce à ça tu parviens quand même à maintenir une certaine constance, sur ça chapeau parce que c’est-ce qu’il y a de plus galère à faire. ça donne un flot régulier aux vers, ça facilite la diction aussi, et c’est plus agréable à écouter

-pour quitter un peu les procédés et tout ça, j’aime bien le jeu des couleurs, les contrastes, c’est vachement visuel en plus d’être musical, c’est pas un simple bloc de mots soigneusement disposés pour produire de jolis vers bien comme il faut, au contraire ça appelle vachement aux sens, c’est pas un poème superficiel et consensuel comme on en trouve à la pelle

-et pour finir le fait que ce soit une vraie histoire, y’a une progression du début à la fin, on passe du sommeil au réveil, de l’angoisse à l’apaisement, là aussi y’a un jeu de contrastes comme avec les couleurs, c’est peut-être là tout le sens du poème, la différence entre deux états antagonistes, entre le rêve et le cauchemar, mais là je m’enflamme et je préfère que tu m’expliques toi-même"


jeudi 26 août 2010

L'autobiographie selon ma gueule




L'amer délivrance que procure l'écrit autour du nombril et qui ne sera, surement, jamais lu, ou vraiment lu.
Le vide-bile ou la frénesie folle qu'on encre sur des pages, des pages aux tons nacrés qu'on noirci de nos mots, vibrants et bruyants comme ce metro jaillissant des profondeurs terriennes en plein jour, en pleine vitesse, tout éclaboussé de lumière,
dominant le trafic parisien, sur des hauts ponts en féraille grise, aux éclats argentés.




________________________________

mardi 24 août 2010

Quête.




Étrangers, nous montons au hasard dans un bus en quête d'un ailleurs, ailleurs que toujours nous voulons croire meilleur.

Un étranger à coté de nous, et nous dévorons des yeux la route qui passe, défile, nous attendons un autre paysage.
Le temps passe et les langues se délient
L'étrangère a mes côtés s'appelle Ana et vient du Mexique. On se raconte des anecdotes, je lui pose milles questions.
Puis l'on part, aurevoir du bout des yeux, on sait bien que l'on ne se reverra pas.
Alors un autre bus, pour un autre ailleurs, un autre étranger en quête du vent et d'un pauvre bout de ciel décoré d'étoiles.



lundi 23 août 2010

Et demain, il n'y en aura plus
Allez vole, joli bonheur perdu
Ne traine plus au sol,
Ne te retourne plus
Regarde les crever, ces chiens malades
Dans le noir de l'iris
Mais n'oublie pas les valses
Que tu dansais avec ton sourire
Dans des salles aux plafonds peints
Aux chandelles éteintes
Aux yeux vacillants
Et tu marcheras longtemps
Sur les sols pourpre d'octobre
Rongés, jonchés de cadavres rougeoyants
Ces feuilles mortes, trimballée par le vent
Asthmatique.
Elles aussi dansent, mais personne ne le remarque
Trop occupés à cogiter à ce qu'ils vont se mettre sous la dent
A leur argent, à leurs femmes, à leurs amants
Et toi qui lis ça, de tes yeux ahuris
A quoi penses tu?
Que si tu n'avais pas eu la totalité de tes quenottes
Elle ne t'aurait pas aimé?
Mais tu en as, pardi, une bouche toute remplie
Alors tu peux sourire un peu, quand ils te saluent
Dans la rue des martyrs, ou même dans celle des rosiers
Et pourquoi pas dans toutes les autres?
Et mon ventricule gauche,et le droit aussi
Me susurre requiem maudit
Résonnant tristement à tambour battant dans cet autre moi
Qui souvent resurgit
Que la fin se tapie non loin d'ici
Au terminus de la Porte de Clignancourt
D'un tour de manège
Ou d'une pirouette de chinoise du cirque Pinder

Et tu marcheras longtemps sur les sols pourpres d'octobre
Claquant parfois des dents, pas de froid, pas de froid
Mais.. du bourdonnement amer et vibrant des pensées
Dérangeantes, disparates, trébuchantes, nauséabondes
Vagabondes?
Et peut-être t'arrêteras-tu
Sous l'ombre inexistante d'un grand peuplier dénudé
Et alors,
Pendant que ce vent, qui manque parfois de souffle
Tordra l'arbre chétif de ses rafales, de ses bourrasques véhémentes
Tu regarderas, comme un aveugle à qui l'on redonne la vue,
A tes pieds, les pauvres feuilles rouges valser

11/12/08 5h00 du matin

dimanche 22 août 2010

Mes yeux ne cessent de s'aggrandir et j'engloutis le mal affamé



C'était encore un coup des Iraniens,
Il fallait le prevoir pourtant, la gare, les grands yeux, la neige
Et toutes ces mauvaises raisons qui les accusent
Mais c'est comme ça la vie, j'invente puis me tais.
Irréel.
Mon esprit délié s'empare de différentes idées.
Tentaculaire,l'esprit.
Déstructuré aussi
Je vis de pirouettes



samedi 21 août 2010

Old thing




Il faut que j'engrange mon cerveau vide.
Adieu l'Enfant, adieu. Mes yeux tirés par l'insomnie battent des cils pour balayer les larmes qui ne couleront jamais; les mains attachées derrière le dos, je ne peux te faire signe, adieu l'Enfant, adieu.
Te laisser partir à regret, petit à petit.
Ce monde n'est plus fait pour les bambins disait ma pauvre mère. Adieu l'Enfant adieu, bientôt tu pars, et chaque jour qui passe t'arrache un peu plus à moi, et je refuse, me débat mais la vie impose et nous écrase.
Adieu l'Enfant, adieu, je mentirais si je te disais que je n'oublierai rien, c'est faux, le temps et le voile vaporeux qu'il dépose avec les années se fera de plus en plus dense, et mes yeux délavés ne distingueront plus clairement nos souvenirs tendres, j'oublierai sûrement le nom de Jacques, le mauricien qui t'offrait des cacahuètes trop salées, le nombre exact de billes éclatantes de couleurs cosmiques que tu possédais ou juste le nom de la petite rue où tu vivais jadis. Mais jamais je ne t'oublierai toi, adieu l'Enfant,adieu. J'aimerais te serrer contre moi et sentir ton petit coeur palpitant. Il n'y a pas de place pour toi ici, juste de l'espace vide morne froid profond, où de vieux fantômes tournent en rond, et tirent sur leurs chaines invisibles, de ma bouche trop consciente éclate l'adieu obligé.
Adieu l'Enfant adieu.




vendredi 20 août 2010

Old




Le très très vieux pigeon déplumé à l'œil rond
Crapahute sur une patte devant le sacré coeur
Une drôle de vieille au cœur crevé croque des bonbons
Et des loupiots s'élancent, éclatés de bonheur
Une dame sans âge, pleine de breloques, enturbannée
Lit l'avenir, elle a de grosses boucles dorées
Du rouge tout sur les lèvres, et un accent d'ailleurs
Hop! une jolie pièce d'argent, pour des jours meilleurs
Et ça tourne, et ça tourne, et ça tourne, et ça tourne
D'pavés en pavés ,d'lampadaires en lampadaires
Je trotte, sifflote, presque heureux, tu vois, j'en ai l'air
Un banc tordu à la peinture toute écaillée
Recueil, docile, deux amoureux enamourés
Et regarde, ça tourne, ça tourne, ça tourne et j'invente
J'mange une crêpe révolutionnaire, à la menthe
Je vois d'la buée sur les vitres, j'fais des dessins,
J'écris ton nom, tu sais, non? parce qu'au fond j't'aime bien
Et ça tourne, et ça tourne, et ça tourne puis ça s'arrête
J'm'assois sur les marches, j'vois arriver la tempête
Qui cogne, qui claque, qui fait crever d'peur les pauv'gens
J'ai plus peur de rien, d'puis qu't'es partie, y'a longtemps,
Avec les trompettes, c'est vrai, mais sans les paillettes
Qui tombait de tes yeux, et maintenant vois tu,
Il m'reste que la buée et ton nom écrit d'ssus
Et ça tourne et ça tourne, ça tourne, ça continue
Quel manège, la vie, j'rigolais bien au début.




jeudi 19 août 2010

Old

Dans la chaleur éteinte de ces soirs bleus d'étés (12)
Où inlassablement tout le jour délavé(12)
Le brulant a blondi cent milles cheveux chatains (12)
A fait d'aiguilles les grains éparses,oh sable fin(12)

L'étendue écumante se repose enfin (11)
D'avoir trop salé des lèvres salies(10)
Par de long,long baisers assassins(9)
Marquant les coeurs,l'Amour a fui(8) (=la mer se retire)

Ces soirs,pas totalement noir,couleur myrtille(12)
Où toute chose se repose d'avoir vécu la vie(12)
Assis sur les toits,avec le chat de gouttière,(12)
Borgne,miteux ,blessé d'avoir trop connu sa guerre(12)

Ces soirs myrtilleux où regne le bon prince Oubli(12)
Où le vent dans mes cheveux sème la zizanie,(12)
Je les aime.(3)


mercredi 18 août 2010

La porte bleue




Trois frois ils frappent
Sur la porte bleue
De mon sommeil.
Dans ce mirroir
Les enfants pâles
Des gens défaits
Sont sans reflets.
Les cris d'abord
La pluie ensuite
Et ce torrent
Rouge et violet
Trois fois ils frappent
Sur la porte bleue
De mon sommeil
Dans ce mirroir
Il n'y a pas
Il n'y a pas.
Le reflet noir
Des armes blanches
La belle image
Jaune et ancienne
Vue comme de loin
Dans un mur d'eau
De ta famille
De ces heures pleines
Où attablés
Riant, heureux
La vie était.
La vie n'était
Pas un probleme
La pluie d'abord
Les cris ensuite
Et ce torrent
Rouge et violet.
Mais si c'est toi
(et ton sourire)
Et que, et que
Trois fois tu frappes
Sur la porte bleue
De mon sommeil.
Dans le mirroir
Il peut y avoir
Une ribembelle
De poussins noir
Trottant, fougueux
Trois par deux et
Un par trois mais
Le mieux c'est toi
Couchée dans l'herbe
Et presque nue
Et on se parle
D'l'himalaya
De la jeunesse des beaux arbres
(d'brigitte bardot)
Et là,et là
On soignera
Nos coeurs malades
De vieux tourments
Loups affamés
Toujours rodant
Adieu angoisse
Et ton ciel orageux
Trois frois tu frappes
Sur la porte bleue
De mon sommeil
Et c'est tes yeux
Qui me reveillent


mardi 17 août 2010

lundi 9 août 2010

Et quand on gueulait avec la guitare qu'on était rien mais qu'au moins c'était nous well well my dear baby blue




Le gros squat en pleine nuit, la folie, des milliers de gens ivres qui déambulent en guenille, a moitié roots a moitié rien, trop fier, trop bourrés, l'alcool, la musique cette atmosphère folle, lumières dans la nuit noire, hangar bourrés de monde hagard, que des gens bizarres, des perdus, des fous, des drôles,des rien du tout qui font tout ,la marche infinie, les baisers fous, l'ivresse toujours, et l'herbe pure, le burritos qui déborde, d'une viande étrange, on le vide sur le coté de l'escalier froid, on se marre, trois jours de folie, se réveiller le soleil dans les yeux complètement cramés et sale dans la poussière, se sentir énorme, bien, triste,rien
attendre allongé a penser au néant qui nous entoure foufoufoufou mon burritos bande de chienne, la fenêtre blanche, le sol a carreau et ma tête qui résonne tout contre nos bras étendus, leurs yeux fixés sur le soleil, le même soleil, a travers cette fenêtre blanche et contre ces carreaux mat, les marches de fer ou de pierre, contre lesquels nos dos fatigués d'une folie dépressive vinrent se poser, la moto cross qui s'envole, tant d'images dans les yeux de sons de musique haha

April 2010


vendredi 6 août 2010

Mais




Nous irons en Inde et ailleurs, il y aura son sourire et le feu incendiaire de ses yeux dévorant mon palpitant toujours en proie a de jolis tourments
, mais qu'elle calmera à force de douceur. Et la paix, cette belle affaire...
Pour combien de temps? je l'ignore, mais je lui dirais
Non,ne fume pas
Ou alors quitte moi
Et alors je lui tend ma cigarette et elle sourit encore
Et alors elle m'embrasse et nous partons. Partout c'est chez moi si la belle m'accompagne.
Une cabane en roseaux verts près d'un fleuve amazonien, une bicoque bretonne et bleue, l'ombre d'un arbre découpée par le soleil fort des terres africaines, l'igloo glacé où le chat ne fera pas ses griffes
Nous irons en Inde et ailleurs.
Mais aux prémices de l'aube nous partirons.
Et du bout des doigts ses formes, et du bout des doigts dans l'air léger son nom. Aux quatre coins du vent, et qu'importe, qu'emporte.
Partout c'est chez moi si t'es là

(je croyais encore en l'amour à l'époque , haha!)
(extrait d'une sorte de "nouvelle")



mercredi 4 août 2010

Le soleil qui nous ment







Je t'ai cherché partout. C'est fou comme je t'ai cherché partout.

mardi 3 août 2010

"Ah si javais un franc cinquante,jaurais bientot deux francs cinquantes!"




Paysages qui défilent à côté de la fenêtre petite guitare chaude tout contre moi playground love capo2 lumière qui fait des trésors d'or de bancs public et d'appartements normalement gris
des fois j'arrête chanson des vieux amants ou vian mon coeur bat douloureusement
"fermé c'était"



lundi 2 août 2010

Natalia




L'enfant naquit d'une terre froide
Adopta d'étranges langages
Qu'elle maniait avec des yeux de rien.
Guidées par ses envies pressantes
Adulée, mais se fichant pas mal de la gente;
Certes
L'enfant a le cœur fragile malgré sa force apparente
Et le jour viendra où, docile, elle dévalera la pente
Noire brillante désuète glissante,
Aux reflets lumineux, pareil à ce béton des villes mouillées
On peut y mirer toute une vie urbaine
Des faisceaux jaunes de lampadaires, des feux rouges ou vert
Et d'autres lumières rapportées dans cet ébène bétonneux
Mais la pente dont nous parlons
Ne reflétera pas dans sa noirceur tant de merveilles
Non
Oublié l'élégance du ciel de ses étoiles et des quelques lumières chimiques;
Le vacarme pressant d'une ville éteinte mais belle, oublié
Il y aura juste
Le sort morne et froid et le rouge d'un cœur vaincu

13/08



dimanche 1 août 2010

La tête de l'amour




La tête de l'amour
Non mais t'as vu ta tête
Tu dors plus
Tas les yeux mouillés
Et tes cheveux sont sales
Non mais t'as vu ta tête
T'arrives plus a dormir
La matière que tu prends pour ne plus souffrir
N'agis pas
Et tu te dis
Je l'aime
Je t'aime
S'il te plait reviens-moi
Je suis malheureux sans toi
Je me sens puce de cirque sans son cirque
Sois mon cirque
Je te promet qu'il n'y aura pas de clowns
Ni d'enfants qui pleurent
Allez, on peut encore dire adieu au malheur