vendredi 29 avril 2011

Réflection Solaire



Réflexion Solaire - Réflection Solaire

beauté dans un paysage dans la musique ou dans toute formes d'art

Solal des Solals

Tu connais la race solaire ? Je ne parle pas des noirs, des jaunes, des blancs, des verts, de religions occultes ou d’une secte étrange. Non, juste d’un goût inné pour l’art et sa beauté, pour la Beauté. Et quand t’en es doté, tu t’élèves bien plus haut que la masse difforme, qui continue sa marche vers l’ignorance et la brutalité. Elle délivre tous les prisonniers d’une routine moite. Ton envolée de pensées d’ailleurs, t’entraînent bien plus loin que ces pas dérisoires et forcés, tu es ton propre échappatoire, oubliant la puanteur du bus, et les murs gris. La beauté d’une phrase qui te ressemble, si désarmante de vérité qu’elle te renverse le cœur. Beauté de chaque instant, goût de la beauté qui te guide vers l’absolu et le meilleur. Sens de la beauté distinct. Et tout ce que tu désires ou presque, s’en vient rouler à tes pieds. Tu savoures tes plongeons dans la mer et ressort hurlant littéralement de bonheur. Tu sais déceler la beauté fragile d’un rayon de lumière qui pénètre ta fenêtre ces matins d’hiver, s’échouant sur ta table pleine de poussière, poussière qui alors se transforme en une sorte d’or. Les allumés. La beauté dans chaque petite chose. Les drogués. Tous les jours sa dose de beauté, beauté dans ta colère sournoise, dans ton torse bombé qui cesse de respirer pour pouvoir dire : non. Voyage même entre les barreaux sales de ta cage dorée. La race solaire s’échappe, saisi les fulgurants instants de beauté, se nourrit des détails, se réinvente, invente, se perd, hurle, a soif de vengeance, a soif de vivre, s’envole avec les basses puissantes des musiques stellaires, la race solaire est perdue dans ses pensées, est absente, s’efface de la réalité, préférant rêver à de plus beaux desseins, la race solaire saigne, s’emmourache des plus beaux, des interdits, la race solaire sombre, dans la drogue, dans la folie, déchire sa voix les nuits ivres, se colle à un corps inconnu pour trouver un réconfort, pour trouver quelqu'un depuis trop longtemps absent, la race solaire crée, est incomprise, ne crée plus, ne respire pas, suffoque, ne respire plus.


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