Anéantissement.
Et j'essuie mes yeux avec la manche de ma chemise
Sanglots de l'intérieur de moi, sanglots jaillissants
Explosion
Flots de sanglots d'un cassé de l'intérieur
Exposition du monstre dans une vitrine que les gens viennent visiter en mangeant des cacahuètes pour pachydermes
Venez voir
Venez nourrir votre faim rampante et énorme
Votre fascination morbide
Le zoo de Vincennes
Ils se collent a la vitre sale pour mieux voir l'homme- pardon le monstre
Dans le noir et cassé ses sanglots résonnent
Il parait que sa mère le visite parfois
Elle vient avec ses lunettes noires mais sans son sourire d'autrefois
Elle dit
Libérez mon fils libérez-le
Et c'est tout ce qu'elle souhaite de son cœur décousu de nouvelle vieille femme
Laissez mon fils laissez-le
-Ce n'est pas votre fils disent les voix rauques c'est un monstre vous êtes folle madame les monstres n'ont pas de mères.
Et le point était mis
( libérez-le !)
Et c'est vrai qu'elle est folle
Le monstre recroquevillé part en poussière après avoir bien servi :
Des petites filles en tresses aux tee shirt roses et aux cornets dégoulinant, des quinquagénaires en casquette short et chemise grise, à leurs épaules en bandoulière l'appareil photo au zoom puissant mais rayé, des familles entières, des trains entiers, des halls de gare, venus du monde et d'ailleurs pour voir le monstre, et toujours sa mère dont il avait oublié les traits
Elle vient avec ses lunettes noires,mais sans son sourire d'autrefois
David dit qu'il a disparut
Elle visite le monstre, inlassable, les matins vaporeux, invisible fantôme vieillissant
Elle prend le bus vert et ne s'assoit pas
Regarde Paris qui change sans arrêt, de ses yeux fatigués, elle se rappelle.
Toute une vie dans ces rues éphémères,elle hésite,a du mal a se souvenir
A 7 ans qu'on l'a emmenée dans la plus belle ville du monde, soit disant,
La plus belle ville du monde, la plus belle ville du monde, la plus belle ville du monde Et l'hiver était froid
Et les pulls de sa mère grattaient,
Elle préférait les rues camels et sables de son enfance,
Mais son enfance était loin,et voilà son arrêt.
Elle me dit des choses d'une voix tremblante
M'appelle son amour, son extra terrestre
Elle pose des fleurs et elle s'en va, comme elle est venue
Nos souvenirs se confondent
LE COEUR A PERDU LA RAISON LE COEUR EST UNE BOMBE A RETARDEMENT. Des textes que je traine derrière moi une autre vie d'espoir et d'autres trucs (tous les textes, brouillons, poèmes, nouvelles sont de moi, plus ou moins vieux)
lundi 30 août 2010
Exposition du monstre
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putain, j'aime.
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