lundi 2 avril 2012

La grande allée pavée d'un soleil encore hivernal,

Bordée d'hautes-herbes et de pierres sans fissures ni pétales

Mon frère, petit, n'avait de cesse de frapper la balle

De cuir cousue d'or, trésor d'enfance inégale.


Les fontaines verdâtres du Parc Monstouris,

Souvenirs colombes tant d'années à mes pieds endormis,

s'envolent en un bruissement d'aile de nacre pâle,

La chaleur douce d'un printemps aux milliers de râles


Lac éteints, canards boiteux, chevaux de bois,

Les hasards malencontreux, les grands tournois,

La chasse et les filles, la cachette au coin du saule-pleureur,

Toujours battu par le vent fort, injuste et railleur.


Nos questions d'enfants, Il est beau, crois-tu vraiment qu'il pleure ?

Tu m'avais dit, oui, mais gare au secret

La mélancolie souvent se pare derrière les plus beaux attraits

Depuis ce jour j'ai une grande peine au coeur,


Pour ces arbres, majestueux mais maudits,

Dont la sève miel est comme mon sang endormi,

Quand je parcours les chemins camels du Parc Monstouris.



Lacet 2/04/2012

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